|
A Colayrac, l'activité industrielle est quasi inexistante pendant le 19e. L'agriculture demeure l'activité principale et, comme dans tout le département, la seconde moitié du siècle voit l'agriculture se développer et se moderniser. Le chanvre qui avait fait la prospérité de l'Agenais au 18e est encore cultivé à la fin du siècle suivant. On le met à rouir dans la Garonne, derrière le bourg, et à Roubert. Des corderies fonctionneront à Colayrac jusqu'en 1910. Lorsque le phylloxera détruisit les vignobles, les fruitiers et les artichauts qui poussaient sur les coteaux de Saint-Cirq, on en profita pour planter du chasselas et en 1885, le vignoble colayracais était florissant ; mais les crises de surproduction poussèrent les vignerons à abandonner leurs vignes. Tandis que le vignoble dépérissait, les fruitiers s'étendaient et la culture de l'oignon battait son plein : en 1900, 55 hectares lui étaient consacrés. Autre production colayracaise réputée, l'asperge est introduite en 1890. Le sorgho apparaît sur la commune en 1900. Aussitôt, il connaît un succès extraordinaire et trois compagnies de fabrication de balais s'installent dans le village : Barado, Lacapère-Beauville, Janson.
|
|